Ptyodactylus guttatus et hasselquisti

Hemitheconyx, Afroedura, Chondrodactylus, Pachydactylus, Palmatogecko, etc.

Ptyodactylus guttatus et hasselquisti

Messagepar Thorrshamri le 07 Déc 2008, 13:20

Le gecko à pieds en éventail ou Ptyodactyle d’Hasselquist ,Ptyodactylus hasselquistii ,Donndorff 1798

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***************************Ptyodactylus hasselquistii en vidéo****************

-Cliquez sur l’image pour lancer la vidéo :

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Classification :

-Phylum :Chordata ,Bateson, 1885
-Sous -Phylum :Vertebrata ,Cuvier, 1812
-Infra -Phylum :Gnathostomata
-Super- Classe :Tetrapoda ,Goodrich, 1930
-Série : Amniota
-Classe :Sauropsida
-Sous –Classe :Diapsida
-Infra -Classe :Lepidosauromorpha
-Super –Ordre :Lepidosauria™ *
-Ordre :Squamata
-Sous –Ordre :Lacertilia
-Infra -Ordre :Gekkota
-Famille : Gekkonidae™ *
-Sous –Famille : Gekkoninae™ *
-Tribu :Gekkonini
-Genre :Ptyodactylus
-Espèce :Ptyodactylus hasselquistii ,Donndorff, 1798
-Sous-espèces : -Ptyodactylus hasselquistii hasselquistii™ ,Donndorff, 1798
-Ptyodactylus hasselquistii togoensis ,Tornier, 1901
-Ptyodactylus hasselquistii subsp. krameri ,Werner 1995

*noms déposés

Le genre comporte 6 espèces à l’aspect assez similaire :P. hasselquistii ,P. oudrii ,P. raggazii ,P. puiseuxi ,P. homolepis et P. guttatus .

Synonymes :

-Lacerta hasselquistii ,Donndorff 1798 ,Kat. Mus. Nat. His. Berl. 112 -116 :3
-Ptyodactylus guttatus ,Heyden 1827
-Gecko maculatus ,Schinz 1833
-Gecko lobatus ,Mützinger 1839
-Gecko ascalabotes ,Grazziano 1840
-Tarentola hasselquistii ,Duméril & Bibron 1842
-Ptyodactylus barroisi ,Duméril 1844
-Ptyodactylus bischoffsheimi ,Maartens 1854
-Ptyodactylus lobatus sanctimontis ,Dillinger 1869
-Ptyodactylus lobatus syriacus ,Dillinger 1869
-Ptyodactylus montmahoui ,Dillinger 1869
-Ptyodactylus hasselquisti ,Lataste 1880
-Ptyodactylus hasselquistii var. siphonorhina, ,Anderson 1896.
-Ptyodactylus hasselquistii var. oudrii, Anderson 1898
-Ptyodactylus hasselquistii oudrii, Loveridge 1947.
-Ptyodactylus hasselquistii raggazii ,Wermuth 1965

Décision pour la synonymie et réorganisation des espèces et sous-espèces du genre :Kluge ,1993 .

-Ptyodactylus hasselquistii hasselquistii ,Dunndorff 1798

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-Terra typica :Le Caire ,Egypte ;Kluge donne « Vallée du Jourdain,Israël ,12 km au Sud –Ouest de Damyia ,32° 05’ N , 35° 28’ E,19 heures ,dans une crevasse rocheuse à 1,50 m de hauteur ,altitude 108 mètres» en 1993 .
-Holotype : ZFMK 5135 (Zoologisches Forschunginstitut und Museum Alexander König ,Bonn,Allemagne )

-Ptyodactylus hasselquistii var. togoensis ,Tornier 1901 ,syn. P. h. guttatus ,Kluge 1993

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-Spécimen de l’holotype :

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In Tornier, G. (1901b): p. 68-68; var. nov. ; Bauer, A.M., Günther, R. (1991): p. 298-298 .
-Holotype : ZMB16312 (Zoologisches Museum Berlin ,Allemagne ) ;juvénile
-Terra typica :Lomé ,Togo

-Ptyodactylus hasselquistii krameri ,Werner 1995

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-Holotype :ZMFK 8957
-Terra Typica : 3 km au Sud de Nakhl ,Plateau d’El Tih ,Sinaï ,Egypte ,29°8’N ,33°7’E ,sur une falaise à 18 heures ,orientée Ouest .

Noms vernaculaires :

-Anglais : (Hasselquist’s ) Fan-footed gecko,Fan foot gecko
-Français :Gecko à doigts en éventail ,Ptyodactyle d’Hasselquist
-Hébreu : shmamit batim (מניפנית אלתית )
-Arabe : معجب قَدَم بو أبريص
-Allemand : Hasselquist's Fächerfußgecko
-Néerlandais :Waaierteengecko
-Russe :ГЕККОН ВЕЕРОПАЛЫЙ ХАСЕЛЬКВИСТА
-Espagnol :Lagartija con podos en aventador
-Suédois :Hasselquists fläktfot gecko
-Danois :Hasselquists Flæktfod gecko
-Norvégien :Hasselquists Flatfot gecko
-Finnois : hasselquistin laakeanjalkaa gekko
-Islandais : aðdáandi fótur geckúr
-Polonais : entuzjasta stopa geckowi

Statut légal :

Espèce non soumise à la Convention de Washington (CITES ) ni aux directives européennes ;libre d’importation et d’exportation dans tous les pays de l’Union Européenne .Une facture d’achat ou un certificat de cession est cependant un document utile pour prouver de l’origine légale des spécimens .Ne figure pas sur les listes d’espèces en danger ou à risques de l’UICN ,elle est commune localement et non menacée .L’emploi de pesticides entraînant la raréfaction de ses proies naturelles pourrait être à terme préjudiciable aux populations de ce geckonidé .En France,espèce non soumise au certificat de capacité (CDC) en dessous de 40 spécimens adultes .

Répartition :

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Légende :
-En violet :P. h. togoensis ;en jaune :P. h. subsp. krameri ;en vert :P. h. hasselquistii ;en pointillés vert clair :zone de sympatrie entre P. h. hasselquistii et P. h. subsp. krameri .

Ptyodactylus hasselquistii et ses trois sous –espèces valides ,parmi lesquelles l’hybridation est très probable dans les zones sympatriques ,occupe une très vaste aire de répartition ,à l’Ouest jusqu’à la côte atlantique du Maroc et de la Mauritanie ,au Sud au Yémen ,en Ethiopie ,en Somalie ,en Erythrée ,à l’Est jusque dans la majeure partie de l’Iran ,au Nord au Liban et en Syrie .Il occupe toute la zone sahélienne en Afrique ,toute la péninsule arabique ,le Proche-Orient ,le Maghreb sauf le Nord ,l’Egypte ,la Lybie ,le Soudan ,l’Irak .L’épicentre de peuplement part probablement d’une région plus restreinte située de part et d’autre du Sinaï ,depuis le long des côtes de Lybie jusqu’à Benghazi en passant par le Delta du Nil puis en suivant ensuite le cours du fleuve à l’Est ,et suivant ensuite par l’Israël et la Jordanie à travers la vallée du Jourdain ,et le Nord de l’Arabie Saoudite .Des restes fossilisés du Pléistocène dans la vallée du Nil et du Jourdain montrent que ce gecko était déjà présent dans cette région il y a 32 000 ans ,alors qu’il était absent du Sahel où régnait une humidité plus importante (cf. les peintures rupestres du Tassili ,à une époque plus récente ,évoquant une agriculture pastorale primitive qui serait aujourd’hui impossible dans ces régions ) et suit l’axe de la désertification au Sahara méridional et dans le Nord de l’Afrique noire ,il n’a certainement atteint l’Iran et le Golfe de Guinée qu’il y a quelques millénaires .

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Re: Ptyodactylus guttatus et hasselquisti

Messagepar Thorrshamri le 07 Déc 2008, 13:21

Mœurs et Biotope :

Ce geckonidé est inféodé à des milieux chauds et secs ,depuis les climats de la Méditerranée orientale (Liban,Israël ) jusqu’aux savanes africaines et à la brousse pour P. h. togoensis .Dans la majorité de son aire de répartition ,le Ptyodactyle vit sous des conditions désertiques ou semi –désertiques .Il va cependant préférer de loin les regs ou les hamadas pierreuses aux dunes de sable qu’il fréquente très peu .On le trouve dans les steppes iraniennes et les zones de transition péri-sahariennes au Sahel (Mali ,Niger ;Burkina Faso ) .Il supporte la moyenne altitude et on la le trouver depuis le niveau de la mer jusque vers 1500 mètres dans les djébels de Jordanie et du Nedjed en Arabie Saoudite ,voire un peu plus dans le Sinaï où une petite population a été trouvée à près de 2400 mètres .L’ensemble de cette zone présente une végétation clairsemée ou inexistante ,avec de faibles précipitations .Ce gecko a néanmoins besoin d’un minimum d’apport d’eau pour vivre ,et on le trouvera dans des habitats rocheux jamais éloignés de plus de quelques centaines de mètres d’un point d’eau ,même temporaire et/ou de taille très réduite .Il est aussi capable de boire la rosée du matin sur les pierres .Il est extrêmement résistant à la déshydratation ,pourvu que les températures n’atteignent pas des seuils critiques .

-Des exemples de climats dans l’aire de répartition :

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Sa présence semble subordonnée aux facteurs climatiques suivants :étés très chauds sans aucune précipitation ,avec de fortes amplitudes thermiques entre le jour et la nuit ,hivers plus frais mais des températures en-dessous de 0°C sont très rares voire inexistantes ,et pluies hivernales très modérées .Les parties les plus tempérées du pourtour Méditerranéen et les zones tropicales d’Afrique de l’Ouest sont des barrières infranchissables pour cette espèce .

Il est rupicole et nocturne .On le trouve rarement au sol ,il passe la journée dans une crevasse rocheuse ,voire dans des grottes ,pour trouver de l’ombre et de la fraîcheur ,et évite de s’exposer au plein soleil .Il est présent à des hauteurs variant entre 1 et 5 mètres sur les falaises ,dans les rochers ,le flanc des montagnes .Il n’est que très rarement observé sur les arbres ,en effet sa coloration cryptique convient beaucoup mieux à un camouflage dans un environnement minéral que sur les troncs et les branches .Le soir et la nuit ,il sort de sa cachette et part en quête de proies .Il colonise les habitats humains ,y compris l’intérieur des maisons où il vient trouver fraîcheur et insectes attirés par la lumière ,et semble suivre la civilisation humaine qui lui fournit –involontairement- refuges ,sources de nourriture et de boisson .Il est fort probable que lors de l’extension de l’espèce ,il aie suivi les voies de communication humaines .C’est un grimpeur agile et vif ,capable d’être discret avec sa coloration terne et cryptique qui peut varier de façon significative en fonction de la chaleur ,de son état de santé ,de stress ,de la luminosité .Il est ainsi difficile d’identifier , là où elles sont allopatriques ,les sous –espèces .Certaines populations sont franchement cavernicoles ,bien qu’aucune dépigmentation ou altération des capacités de vision n’ait été observée dans ce cas précis .

Zlotkin ,Werner ,Sion et Milman ont prouvé en 2003 que ce gecko était extrêmement résitant aux venins de scorpions ,par exemple Leiurus quinquestriatus hebraeus d’Israel qui est un scorpion jaune très dangereux .La tolérance par rapport au poids vif est 250 fois supérieure à une souris chez notre gecko exposé au venin de l’arachnide !Nous avons [H. Hjelling] isolé des anticorps sanguins tendant à prouver que les geckonidés du genre Ptyodactylus sont résistants à d’autres types d’envenimations ,que ce soit par de grandes araignées ou des vipéridés désertiques ,sans toutefois être complètement immunisés :une morsure de Cerastes cerastes ,mortelle pour l’homme ,si elle est accompagnée d’une dose très faible de venin ,pourrait laisser notre gecko un peu « sonné » mais en vie !

Il est très territorial et chasse sans ménagement tout intrus de la même espèce dans son territoire (qui peut être fort réduit ,de l’ordre de quelques mètres carrés ) .D’autres espèces de geckonidés comme Hemidactylus turcicus ,Phyllodactylus sp. ,Tarentola sp. qui vivent en sympatrie avec le Ptyodactyle d’Hasselquist subissent le même sort ,lorsqu’elles ne sont pas dévorées au stade juvénile .Il est également capable de vocalisations ,les mâles en particulier lors de la saison de reproduction font savoir leur présence par ce moyen .Le cri de ces geckos est assez faible et aigu ,sans commune mesure avec les gros Tokays du Sud-Est asiatique .Son ouïe et sa vue sont excellentes .A la moindre alerte ,il s’enfuit pour se mettre à couvert dans une crevasse rocheuse .Il n’est pas rare de l’observer ,lors des nuits fraîches ,en train de se réchauffer à découvert le matin sur une pierre ou une paroi rocheuse .Il a alors un comportement typique des sauriens héliophiles ,malgré ses mœurs principalement nocturnes ..Lors des étés très chauds de ces régions ,il se met généralement en estivation au ralenti et ne sort pas de sa cachette ,qu’il choisit ombrée et légèrement humide .Son écaillure très fine et ses propres excréments déposés dans une crevasse lui servent à garder une toute petite réserve d’humidité en permanence .Les hivers froids de moyenne montagne ,surtout pour les populations du Nord de l’aire de répartition mais également dans la zone saharienne des Tassilis ,ils hivernent pendant 5 à 9 semaines .

Aux abords des villes éclairées ,on le trouve le soir à la chasse aux insectes lorsque la lumière des réverbères se reflète sur une falaise .

Fait intéressant ,les parents restent plusieurs mois en compagnie de leur progéniture qu’ils ne dévorent pas ,il a même été observé régulièrement que ceux –cis amenaient la nourriture aux jeunes,exactement comme font les passereaux qui donnent la becquée aux oisillons encore au nid .Les couples pourraient selon des études de terrain menées en Egypte ,en Israël et en Jordanie ,être parfois stables d’une année sur l’autre .

-Des habitats typiques de Ptyodactylus hasselquistii :

-Côte du Dhorfar ,Sultanat d’Oman :

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-Falaise dans les monts Sinaï,Egypte :

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-Affleurements rocheux dans une partie du désert de Lybie aux sables riches en oxydes de fer :

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-Ravines au Sud de Djeddah ,Arabie Saoudite :

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-Désert du Néguev ,Israël :

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-Source d’Ein Avdat aux portes du désert ,Israël :

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-Montagnes d’Ethiopie ,région d’Addis Abeba :

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-Paysage sahélien au Burkina Faso :

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-Tassili des Ajjer ,sud de l’Algérie :

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-Wadi Rum ,Jordanie :

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-Buisson d’ Adenium obesum au Mali :

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-Formations rocheuses de Medaïn Saleh ,Arabie Saoudite :

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-Djebel Chammar en Arabie Saoudite :

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-Abords de la citadelle troglodyte de Petra ,Jordanie :

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-Oasis dans le Néguev :

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-Vallée du Jourdain :

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-Massif du Hoggar ,entre le Niger et l’extrême Sud de l’Algérie :

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-Reg au Yémen :

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-Jezzine ,Sud –Liban :

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-Quelques proies :

-Juvénile Hemidactylus turcicus :

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-Le papillon de nuit Scoliopteryx libatrix :

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-Buthachus leptochelys ,un scorpion jaune :

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-Eremiaphila sp. ,un Mantidae du désert de Jordanie :

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-Gryllus bimaculatus ,un grillon courant en terrariophilie comme proie d’élevage ,habitant de ces régions :

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-Pseudosphigonotus savignii ,un orthoptère du Proche –Orient :

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-Termites rupicoles (Rhinotermitidae sp. ) :

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-L’araignée Sparassus dufouri :

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-Le criquet pèlerin, Schistocerca gregaria ,également courant dans ces habitats :

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-Quelques prédateurs :

-Falco pelegrinoides ,le Faucon de Barbarie :

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-L’Aigle des Steppes ,Aquila nipalensis ,peut nourrir ses petits au nid avec des geckos ,faciles à capturer pour lui :

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-La vipère des sables Cerastes cerastes ,extrêmement dangereuse et mortelle pour l’homme ,frappe tout gecko qui s’aventurerait près d’elle :

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-Le colubridé Macroprotodon cucullatus :

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-Le Hibou petit-duc Otus scops se nourrit surtout de rongeurs ,mais en cas de pénurie ,tout lézard est le bienvenu dans son régime alimentaire :

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Longévité :

Le record avéré est de 18 ans et 111 jours pour un individu né en captivité dans les locaux de la faculté des sciences de Tel Aviv ,Israël .Une espérance de vie moyenne d’une quinzaine d’années est tout à fait réaliste ,bien qu’il soit extrêmement difficile de déterminer l’âge d’un adulte prélevé dans la nature .

Dimorphisme sexuel :

La maturité sexuelle intervient au bout de 12 à 18 mois ,il est prudent d’attendre la fin de cette période pour mettre les femelles à la reproduction .Les femelles sont plus petites et plus fines ,sauf en période de gravidité .Les mâles ont une tête plus large et plus massive ,et lorsqu’ils sont matures ,on voit clairement que la base de leur queue est plus large que celle des femelles .Les renflements hémipéniens apparaissent au bout de 7 à 8 mois mais peuvent sortir tardivement .Pour être certain du sexage ,l’âge de 12 mois est un minimum .

-P. hasselquistii réfugié dans une grotte ,en Jordanie :

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Re: Ptyodactylus guttatus et hasselquisti

Messagepar Thorrshamri le 07 Déc 2008, 13:23

Constitution d’un groupe d’élevage et acclimatation :

Cette espèce est couramment proposée par de nombreux importateurs et le commerce spécialisé ,mais n’est quasiment jamais proposée publiquement à la vente dès lors qu’il s’agit de reproduction née en captivité .La reproduction ,comme nous le verrons plus loin, n’est pourtant pas particulièrement difficile et ce geckonidé est robuste ,même importé .Il s’agit juste d’un manque d’information et d’intérêt pour l’espèce ,boudée par nombre de terrariophiles qui préfèrent se rabattre sur d’autres espèces plus connues .

La quarantaine est de rigueur ,avec un déparasitage ciblé via une ou plusieurs analyses de selles pour rechercher les parasites internes présents .On peut également être confronté à des acarioses .La procédure de soins pour les parasitoses ne diffère en rien de celle qui est applicable à d’autres reptiles ,par contre il ne faut pas chercher à éliminer tous les parasites internes jusqu’au dernier, quitte à isoler ces geckos du reste de ses reptiles ,afin de stimuler convenablement leurs défenses immunitaires .

La maintenance en couple est la seule alternative possible ,en effet deux femelles en présence d’un mâle risqueraient de se battre entre elles,une dominance interviendrait très rapidement et la femelle la plus petite ou la moins hardie risquerait fort de dépérir vite .On peut aussi éventuellement maintenir un seul individu par terrarium ,bien que cela ne change pas grand-chose en termes de performances de reproduction ,cependant les agressions au sein d’un couple bien établi ,en dehors de la période de reproduction ,sont très rares .

Qu’on ne s’y trompe pas :l’espèce est naturellement pourvue de replis de peau latéraux qui peuvent laisser penser que les individus sont déshydratés ou mal en point ,mais ce n’est pas le cas .De même ,sans qu’ils soient filiformes et squelettiques ,un Ptyodactylus en bonne santé peut apparaître relativement maigre aux yeux du profane .La vivacité ,l’absence de blessures et de restes d’exuvie ,un cloaque propre ,sont des garanties bien plus fiables sur la bonne santé de l’animal lors de l’achat .L’iris ne doit pas être sombre et la pupille bien distincte ,et les doigts largement déployés et en bon état .Les queues de repousses ne sont pas aussi fréquentes que chez les autres geckonidés importés .

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A noter que les autres espèces du genre Ptyodactylus s'élèvent de la même façon et ont des moeurs tout à fait semblables .On ne les trouve d'ailleurs que sur l'aire de répartition de P. hasselquistii .

Description :

La tête est grosse ,disproportionnée par rapport au corps ,avec de grands yeux à pupille verticale et à l’iris gris-beige .Le museau est relativement court,presque tronqué .Les supraoculaires et les écailles labiales sont les seules qui peuvent se distinguer nettement sur l’animal ,le reste de l’écaillure étant constitué de très fines plaques imbriquées qu’on ne peut vraiment bien distinguer qu’avec une loupe .Les pattes sont longues et grêles ,bien adaptées à la course sur les rochers et les falaises ,et se terminent par 5 doigts munis de petites griffes ,largement écartés et très longs pour un geckonidé ,se terminant en forme de spatule caractéristique ,porteuse de lamelles garnies de setae assurant au gecko une motricité optimale sur des supports lisses et verticaux ,voire sur les plafonds .L’aspect général rappelle celui de Phyllodactylus xantii avec une différence notoire au niveau de la forme des doigts .Comme il a été dit plus haut ,l’animal est capable d’émettre des sons audibles sous la forme de petits « crépitements » aigus .La face dorsale est couverte de petits tubercules épidermiques assez discrets .Les replis de peau latéraux ,le long des côtes ,permettent à l’animal de briser sa silhouette lorsqu’il est plaqué sur un support ,cela lui permet également d’amortir les chutes lorsqu’il saute ,un peu à la manière des « geckos volants » du genre Ptychozoon présentant également le même type d’extension épidermique .C’est une espèce vive ,rapide ,on fera donc attention aux évasions lors de l’ouverture du terrarium et des manipulations .Celles-ci ,étant donné que le Ptyodactyle compte avant tout sur son camouflage ,sont à proscrire sauf pour des soins ,le stress subi étant préjudiciable à sa santé .Ceci dit,ce gecko est bien moins stressable que d’autres représentants de la famille et se remet vite de stress modérés .

Le ventre est uniformément blanc ,la couleur de fond est très variable et dépend des sous –espèces :

-P. h. hasselquistii :beige clair à foncé ,parfois tirant sur le gris bleuté ou le marron ,voire au légèrement orangé .

-P. h. togoensis :couleur de fond plus sombre et plus soutenue ,d’un marron riche .

-P. h. krameri :ocre jaune ,jaunâtre ,parfois orangé ,beige-jaune .

La queue porte une série de demi –anneaux sur la face dorsale ,blancs alternés avec d’autres plus foncés que la couleur de base .Le dos est parsemé de gros points blancs ou crème et d’autres points plus sombres dans divers tons de marron .

-Vue de la face ventrale d’une femelle ,avec les lamelles adhésives des doigts bien visibles .Photos prises dans un appartement en plein Jérusalem !

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-Détail de la tête d’un mâle ,on distingue des pigments bleus en faibles quantités autour de la bouche et à l’arrière de la tête :

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-Forme typique d’un spécimen importé de la sous –espèce nominale :

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-Une photo rare :P. hasselquistii vu par transparence ,dans une grotte jordanienne près de Petra ,à travers une stalactite éclairée par une lampe –torche puissante :

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Terrarium :

Pour loger cette espèce ,plus on leur offrira d’espace vertical et mieux ce sera .La surface au sol n’a que peu d’importance ,étant donné qu’ils y vont rarement .Une bonne aération est impérative .On utilisera soit des terrariums du commerce type Exo Terra® arboricoles ,soit un terrarium fait maison en bois ou en verre avec une grande partie du dessus grillagé .On peut aussi ,dans le cas des terrariums en bois ,ne pas faire d’aérations sur le dessus mais laisser deux larges ouvertures sur les faces latérales ,comblées avec du grillage métallique de garde –manger .Un juvénile seul tiendra sans problème dans un terrarium miniature de L 20xl20xh 30,pour un couple d’adultes ,une hauteur minimale de 50-60 cm est impérative ,la surface au sol quant à elle peut être aussi réduite que 30x30 .

Aménagement :

Il tiendra compte des mœurs rupicoles et non arboricoles de l’espèce .Le mur du fond sera fait soit de pierres légères assemblées entre elles par de la colle silicone ,en laissant des interstices suffisants pour que les geckos puissent s’y cacher ,et solidement fixées au mur du terrarium ,soit de décors artificiels équivalents en polystyrène ou en résine imitant la roche .A part la façade ,le fond et les deux côtés doivent être « habillés » de cette manière .On choisira des peintures sans solvants ,en respectant bien les temps de séchage ,on pourra y mêler des grains de sable fin pour un aspect plus réaliste et choisir des tons permettant aux geckos de se camoufler et de se sentir moins visibles,ce qui augmentera leur « sentiment » de sécurité .Le tout sera recouvert de vernis alimentaire .

Le substrat est constitué de 2-3 cm de sable fin .Il sera maintenu bien sec en permanence .Dans au moins deux des crevasses du mur ,si possible du côté frais ,on bourrera un peu de mousse de forêt ou de sphaigne légèrement humides ,cela sera amplement suffisant pour assurer de bonnes mues aux geckos .Un récipient de taille réduite et peu profond contiendra en permanence une petite réserve d’eau propre .

Les plantes ne sont pas utiles dans un tel terrarium ,on pourra si on le souhaite quand même mettre des plantes grasses sans épines ,mais cela n’apportera rien de plus qu’un effet esthétique ,les animaux n’y prendront pas garde .L’emploi de branches ou d’écorces ne se justifie pas .

Des cachettes sombres sur les « murs » du terrarium sont par contre impératives ,elles peuvent soit être intégrées au décor lors de sa conception ,soit être constituées de tuiles rondes peintes et solidement fixées .Les Ptyodactyles se sentiront en sécurité dans un espace sombre le jour et à peine suffisant pour y glisser leur corps grêle .On peut aussi utiliser de petits nichoirs à mésanges suspendus ,pour peu qu’ils ne soient pas faits de bois de saule ou de résineux ,toxiques pour les reptiles .Ou encore ,faire une construction avec de la colle silicone et des ardoises préalablement frottées à la toile émeri pour ne pas présenter d’arêtes coupantes .

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Chauffage et éclairage :

Ce gecko vit dans des zones avec de grands écarts de température entre le jour et la nuit ,mais les valeurs extrêmes de son habitat doivent être évitées .En plein soleil ,en été ,les falaises sur lesquelles il vit peuvent atteindre facilement 80°C !Les bédouins font même parfois cuire les œufs à la coque en les enfonçant dans le sable .De nombreux auteurs sont timorés quant aux valeurs maximales du point chaud ,je n’irais pas dans ce sens et j’appliquerai un gradient thermique et des baisses nocturnes comme suit ,avec cyclage saisonnier :

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Pour obtenir ces valeurs ,nous plaçons à l’extérieur du terrarium un câble ou un tapis chauffant de 25 Watts derrière le mur arrière du terrarium ,avec contrôle par un thermostat à sonde Hydor®.La pièce relativement fraîche où ils sont entreposés en hiver permet d’atteindre ces valeurs nocturnes assez basses mais nécessaires à leur rythme biologique annuel .
Pour obtenir ces valeurs au point chaud ,deux alternatives s’offrent à nous :
-Soit ,si cela s’avère suffisant pour atteindre les températures voulues ,nous utilisons une lampe UVB Eco Arcadia® 23 Watts protégée par un grillage .
-L’autre solution consiste à utiliser un spot normal protégé de 60 watts « lumière du jour »,les spots halogènes étant à notre avis le meilleur choix .Il faut alors amener des UVB et des UVA au moyen de tubes fluorescents à 8% ou 10% d’UVB .
L’ensemble du système de chauffage et d’éclairage est relié à un programmateur pour obtenir les valeurs souhaitées .L’emploi de lampes 100W à vapeur de mercure diffusant UVB et UVA est tout à fait possible et recommandable dans de plus grands terrariums ,nous rappelons toutefois que seule la cohabitation d’un couple est possible .Introduire tout autre reptile ou amphibien dans leur terrarium serait une erreur préjudiciable au moins à l’une des espèces ,sinon aux deux .

Humidité :

L’atmosphère du terrarium doit rester sèche ,cependant 2 à 3 fois par semaine ,de légères pulvérisations d’eau à 25-30°C sur les rochers permettra de simuler la rosée matinale ,et les Ptyodactyles viendront boire les gouttes d’eau .Nous avons tout lieu de penser qu’une humidité excessive prolongée est susceptible de déclencher des troubles respiratoires graves chez ces geckos .Le chauffage devrait permettre un assèchement suffisant de l’air pendant la journée sans qu’on aie à se préoccuper davantage du taux d’hygrométrie .

-P. hasselquistii en milieu naturel le matin,la coloration plus foncée permet de mieux capter les premiers rayons du soleil :

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Re: Ptyodactylus guttatus et hasselquisti

Messagepar Thorrshamri le 07 Déc 2008, 13:24

Espèces pouvant se maintenir de la même façon ,en ajustant la taille du terrarium :

-Toutes les espèces du genre Ptyodactylus ;
-Tarentola annularis ;
-Hemidactylus frenatus ;
-Hemidactylus turcicus ;
-Lepidodactylus lugubris ;
-Lygodactylus picturatus ;
-Phyllodactylus xantii ;
-Tarentola delalandii .


-Photo d’Hemidactylus turcicus :

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Alimentation :

P. hasselquistii est un insectivore opportuniste ,améliorant son ordinaire avec tout ce qui bouge et fait la taille adéquate pour être avalé :scorpions ,araignées ,rongeurs nouveaux-nés ,autres petits geckos…En captivité ,il présente l’avantage d’être habitué à deux proies d’élevage courantes ,le grillon noir (Gryllus bimaculatus ) et le criquet pèlerin (Schistocerca gregaria ).Dès lors qu’il n’est pas stressé et en bonne santé ,ce gecko a bon appétit .Les adultes sont nourris tous les deux jours de 2 à 4 proies vivantes de taille adaptée ,les juvéniles tous les jours .Pour diversifier ,ou pour aider à « démarrer » des Ptyodactylus un peu réticents ,on pourra offrir teignes de ruches ,vers à soie ,vers de farine dont on aura au préalable écrasé la tête ,petites sauterelles vertes ,mouches domestiques ,papillons de nuit…
Il est déconseillé de leur offrir des souriceaux roses à moins qu’il ne s’agisse d’adultes amaigris ou malades ,ou de femelles venant de pondre ,et tous ne les acceptent pas .En effet ,il s’agit là d’une nourriture trop riche dans un milieu où les proies sont souvent rares et peu nutritives .

Les insectes présentés sont saupoudrés une fois sur deux ,à chaque fois pour les juvéniles ,de carbonate de calcium pur ou de suppléments tels que Nekton Rep® ou Miner-All I®,sans phosphore et avec peu de vitamines .Ce geckonidé pose très rarement des problèmes d’alimentation et se révèle même plutôt vorace ,surtout s’il est maintenu aux températures indiquées .Il est évidemment moins gourmand en hiver et lors des très grosses chaleurs .

-Un exemple à ne pas suivre :un terrarium d’animalerie sans possibilités de grimper à une surface verticale et comprenant plus d’un couple .

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Reproduction :

La période de repos hivernale est conseillée pour obtenir la reproduction mais pas absolument nécessaire .En effet ,certaines populations vivent dans des milieux où les températures hivernales restent élevées (plaines du Sahel et d’Arabie ) .On s’assurera de disposer d’un couple d’au moins 15 à 18 mois ,ce qui n’est pas toujours facile à savoir avec des sujets d’import .Toute femelle affaiblie ,malade ,ou faisant moins de 130 mm de LT sera d’office écartée du plan de reproduction .

En Israël ,les accouplements se déroulent de Mai à Août ,suivis un mois environ après la première série de copulations d’une série de pontes .En captivité ,nous obtenons des reproductions dès le début du mois d’Avril .Les accouplements ne durent que quelques minutes et sont assez violents ,mais il ne faut pas s’inquiéter outre mesure ,les blessures sont très rares .De même ,tout individu venant de s’accoupler sera laissé au calme .Les cris du mâle amplifiés et plus fréquents qu’à l’accoutumée annoncent clairement qu’il est en rut .

Les femelles muent environ une semaine avant la ponte ,et la gravidité ne passe pas inaperçue ,comme chez beaucoup de geckonidés à la peau fine et translucide .Il faut fournir à la femelle un site de ponte adéquat ,protégé de la lumière et garni de mousse humide mais non trempée .Les pontes sont de deux œufs ,parfois un seul ,de dimensions imposantes par rapport au corps de la femelle (environ 22mm de diamètre ) ,de forme presque sphérique .Ils sèchent à l’air pour former une coquille dure au bout de quelques heures une fois pondus ,et il ne faut surtout pas les déplacer ,les décoller ,les séparer s’ils sont soudés ou les retourner .Nous trouvons fréquemment des pontes hors du site prévu à cet effet ,contre les vitres ou dans une crevasse du décor minéral naturel ou artificiel des murs du terrarium .

Il peut y avoir 3 à 7 pontes par an ,espacées de 4 à 5 semaines ,la norme étant de 5.Au bout de la 5e ponte,il est sage d’isoler la femelle afin qu’elle ne soit pas prématurément usée par des pontes successives trop rapprochées .Elle est nourrie à volonté après la ponte ,nous donnons systématiquement un ou deux souriceaux si elle les accepte ,et nous augmentons significativement les quantités de calcium distribuées .Si les œufs risquent de se dessécher car ils sont trop près du point chaud ,nous les isolons sans les déplacer dans une boîte à grillons scotchée sur la paroi dont le fond contient de la mousse maintenue humide .

Nous ne pratiquons pas l’incubation artificielle avec cette espèce .L’incubation dans le terrarium donne de bons résultats :deux autres éleveurs qui laissent les œufs en incubateur sont à 62% de réussite sur une moyenne de 3 ans ,nous sommes à 77% sur une durée plus longue .

Les petits éclosent dans le terrarium ,au bout d’une durée variable selon la localisation précise des œufs et les températures diurnes et nocturnes auxquelles ils sont exposés .Il vaut mieux ne pas descendre en- dessous de 20-21°C la nuit quand des œufs sont présents dans le terrarium .Un chiffre large de durée d’incubation ,mais non significatif pour la raison précitée ,ne peut être donné sans souligner qu’il est purement indicatif :42 jours près du point chaud (mais donnant des petits non viables ),et jusqu’à 78 jours au point frais .Avec cette méthode ,le sex ratio des juvéniles est équilibré .

Les juvéniles sont nourris de proies de taille adaptée et sont laissés aux bons soins des adultes pendant leurs 2-3 premiers mois ,ils sont ensuite transférés dans de petits terrariums individuels .Il est amusant et intéressant d’observer les adultes à l’occasion nourrir leurs propres jeunes en leur amenant des proies dans la bouche à la manière des oiseaux .Ceci dit ,les juvéniles qui commencent à se nourrir après la première mue sont autonomes et capables de chasser seuls .Les plus faibles –ou les moins dégourdis-d’entre eux attendent que leurs parents les nourrissent .

-Femelle gravide :

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-Ponte :

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-Juvénile sortant de l’œuf :

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Re: Ptyodactylus guttatus et hasselquisti

Messagepar Thorrshamri le 07 Déc 2008, 13:25

Budget :

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Ce sont des geckonidés très peu chers : on en trouve d’importation entre 7 et 20 € pièce ,les sujets NC sont vendus entre 15 et 25€ mais sont rares à trouver .Le budget nourriture est raisonnable ,pas plus de 5€ par mois et par individu (prix moyen des grillons en Europe à 2,50€ la boîte ,NdT) ,quant à l’installation ,du « fait maison » avec tous les accessoires utiles reviendra entre 120 et 150 € ;UV compris .

Conclusion :

Une espèce pour l’instant boudée du grand public ,sur laquelle il existe peu d’informations par ailleurs pour la reproduction et la maintenance .C’est un gecko robuste ,facile à nourrir et à reproduire dès lors qu’on a un peu l’habitude .Les individus importés (WC) sont toutefois déconseillés aux débutants ,et les juvéniles peuvent être un peu fragiles .Son aspect original ,ses mœurs accomodantes (actif la nuit mais aussi régulièrement le jour ,nourrissage des petits ,vocalisation ) en font une petite espèce fort sympathique ,originale et à découvrir ,en espérant que le présent article suscitera des vocations et permettra l’établissement durable de souches NC afin d’éviter les prélèvements en milieu naturel qui sont encore la règle générale pour cette espèce .Une bonne idée pour les terrariophiles qui ont un petit budget ,qui veulent sortir des sentiers battus et qui ont un peu de pratique pour assurer une bonne acclimatation .

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Bibliographie :

-Baha EL DIN, S. M. 1999 On the specific status of Ptyodactylus ragazzii ANDERSON, 1898 and its occurrence in Egypt (Squamata: Sauria: Gekkonidae). Herpetozoa 12 (1/2): 39-43
Bons, J. & P. Geniez. 1996. Amphibiens et Reptiles du Maroc (Sahara Occidental compris) Atlas biogéographique. Amphibians & Reptiles of Morocco (Including Western Sahara). Biogeographical Atlas. Asoc. Herpetol. Espan.
-Boulenger, G.A. 1885 Catalogue of the Lizards in the British Museum (Nat. Hist.) I. Geckonidae, Eublepharidae, Uroplatidae, Pygopodidae, Agamidae. London: 450 pp.
- Buttle, D.,Hjelling H. ,1993. Et herpetologisk indtryk af det sydlige Marokko. NHF, 36(1): 8-12.
Buttle, D.,Hjelling H. , 1993. Noter omkring nogle krybdyr, som blev observeret i løbet af mit andet besøg til det sydlige Marokko. NHF, 36(4): 57-62.
-Donndorff, JOHANN AUGUST ,1798 Zoologische Beyträge zur xiii. Ausgabe des Linnéischen Natursystems. Vol. 3. Leipzig, Weidmannschen, vi+980 pp.
-Duméril, A.M. C. and G. Bibron. 1836 Erpetologie Générale ou Histoire Naturelle Complete des Reptiles. Vol.3. Libr. Encyclopédique Roret, Paris, 528 pp.
-Fonds documentaire de la Nordisk Herpetologisk Forening
-Haas G. and Werner, Y. L. 1969 Lizards and snakes from Southwestern Asia, collected by Henry Field. Bulletin of the Museum of Comparative Zoology 138: 327-406.
-Heimes, P. 1987 Beitrag zur Systematik der Fächerfinger (Sauria: Gekkonidae: Ptyodactylus) Salamandra 23 (4): 212-235.
- Ibrahim, A.A. 2001. Geographic Distribution. Ptyodactylus hasselquistii hasselquistii. Herpetol. Rev., 32(2): 120.
-Joger U ,1983 Book Review: Welch, Herpetology of Africa, Krieger 1982. Salamandra 19 (1/2): 102-104
-Johann, H. ,1981 Herpetologische Eindrücke auf einer Reise durch die Sahara. Herpetofauna 3 (13): 17-21
- Leviton,A.E.; Anderson,S.C.; Adler, K.; Minton,S.A. 1992 Handbook to Middle East Amphibians and Reptiles. SSAR, Oxford, Ohio (Contr. to Herpetol. No. 8, 1-252
- Mateo, J.A. & M. Cuadrado. 1998. Ptyodactylus oudrii. Parental Care. Herpetol. Rev., 29(2): 101-102.
-Rickert, M. 1995. Die Fächerfingergeckos der Gattung Ptyodactylus Teil I: Haltung und Zucht von Ptyodactylus hasselquistii hasselquistii (Donndorff, 1798) - Vergleichsmerkmale der nordafrikanischen und arabischen Form. Sauria, 17(4): 19-28.
- Rickert, M. 1998. Die Fächerfingergeckos der Gattung Ptyodactylus Teil II: Haltung und Zucht von Ptyodactylus hasselquistii ragazzi Anderson, 1898. Sauria, 20(2): 3-9.
- Rösler, H. 1995. Geckos der Welt. Alle Gattungen. Urania-Verlag, Leipzig, Jena, Berlin, 256 pp.
-Rösler, H. 2000 Kommentierte Liste der rezent, subrezent und fossil bekannten Geckotaxa (Reptilia: Gekkonomorpha). Gekkota 2: 28-153
-Rösler, H. 2000 Studien an den Begattungsorganen der Geckos (Reptilia: Gekkota) - 4. Der Hemipenis von Ptyodactylus hasselquistii hasselquistii (DONNDORFF 1798) (Gekkonidae: Gekkoninae). Gekkota 2: 249-254
-Schmidt, K.P. & H. Marx. 1956. The Herpetology of Sinai. Fieldiana Zool., 39(4): 21-40.
-Seufer, H. 1988 Zur Haltung und Zucht des Fächerfingergeckos Ptyodactylus hasselquistii ragazzii ANDERSON 1898. Herpetofauna 10 (55): 6-12
-Seufer H. ,Keeping and Breeding Geckos ,TFH 1991
-Van der Kooij, Jeroen 2001 The herpetofauna of the Sultanate of Oman: Part 2: the geckoes. Podarcis 1 (4): 105-120
-Werner, Y.L. 1995 Some unusual accidental herpetological finds from Cyprus and Lebanon, including a new Ptyodactylus (Reptilia: Gekkonidae). FIFTH INTERNATIONAL CONGRESS ON ZOOGEOGRAPHY AND ECOLOGY OF GREECE AND NEIGHBOURING REGIONS, IRAKLION, CRETE, GREECE, APRIL 16-20, 1990. Biologia Gallo-Hellenica 22: 67-76.

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Remerciements :Paul Ritchie de “The Lizard Wizard” ,GB ;Ephraïm Gedev ,Jerusalem Univ. ,Isr. ;Antonin Dhellemme ,Univ. Lille ,FR ;Annie Ceulemans ,photographe ,Belgique ;Lilith Lieury et Karine Delaby “for kind support ,proofreading ,interest on all herps and help on bird species” ;Sim01 et Mickaël Deveuldre des Dragons d’Asgard .

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Re: Ptyodactylus guttatus et hasselquisti

Messagepar annakilljoy le 07 Déc 2008, 22:10

est il besoin de le dire? encore une fois chapeau bas Hervé. Je n'ai pas honte de dire que tu viens de me faire découvrir une espèce que je ne connaissais que de nom et dont j'ignorais jusqu'à la présence en terrarium.
Un jour, au restaurant, Chuck Norris a commandé un steak. Et le steak a obéi.
visitez la boutique Gecko-House!
pour les géckophiles de toute sorte cliquez sur la bannière --->
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Re: Ptyodactylus guttatus et hasselquisti

Messagepar Thorrshamri le 07 Déc 2008, 23:02

J'en ai un couple actuellement et j'espère la repro pour 2009, de plus si ça marche ce sera vraiment pas cher ;)
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Re: Ptyodactylus guttatus et hasselquisti

Messagepar 20-100 le 08 Déc 2008, 19:35

:shock: Super belle fiche
Je ne connaissais pas non plus cette espèce.... merci!
Tres tres beau travail, j'espere que ton élevage marchera ;)

merci encore pour cette tres belle fiche de qualité
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Re: Ptyodactylus guttatus et hasselquisti

Messagepar djeko le 08 Déc 2008, 20:27

superbe fiche ;)
un plaisir a lire
djeko :ugeek:
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Re: Ptyodactylus guttatus et hasselquisti

Messagepar pissous le 12 Jan 2009, 18:33

merci pour cette fiche j'ai moi meme un couple et trés peu de renseignement donc merci ;)
Je peux résister à tout, sauf à la tentation.
"Oscar Wilde"


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